Vite, la VIème République ! Le pourquoi du comment.

Je ne reviendrais pas ici sur la nécessité absolue de convoquer une Assemblée Constituante pour passer à la 6ème République. Beaucoup d’entre nous en sont déjà convaincus, et j’invite les autres, plus sceptiques, à visiter le dossier de placeaupeuple2012.fr qui résume et explique tout cela bien mieux que je ne pourrais jamais le faire.

Je souhaitais en revanche vous faire partager ici une nouvelle illustration de cette urgence de retrouver une République sociale et pleinement démocratique, à travers un article de la revue Ravages (que je vous invite vivement à découvrir si vous ne la connaissez encore), du printemps 2012, intitulé “Monarchie présidentielle. Je vous en livre ici les meilleurs extraits:

“La Vème République arroge au président un pouvoir démesuré non-conforme à l’esprit répulicain, comme le montre jusqu’à la caricature le dernier quinquennat. Liste non-exhaustive de ses pleins pouvoirs.

Article 8. Le président de la République peut choisir le Premier ministre et désigne avec lui les membres du gouvernement. Cela lui permet de nommer ses anciens collaborateurs, et des ministres partageant sa conception de la politique intérieure et étrangère. A l’exception des périodes de cohabitation, le gouvernement obéit à ce que le président lui commande.

Le président assume et dirige toutes les politiques, de l’étranger à l’intérieur. Pour toute décision, le Premier ministre a besoins, juridiquement et politiquement de l’accord du Président. Le chef de l’Etat  peut dissoudre l’Assemblée Nationale (article 12) – Jacques si tu nous lis – et désigner trois des neuf membres du Conseil constitutionnel (article 56). Le Conseil constitutionnel veillant à la constitutionnalité des lois, le président y exerce indirectement son influence. Le droit de recourir au référendum (article 11) ne remet pas en cause le pouvoir présidentiel, même si celui-ci est désavoué – Charles si tu nous regardes de là-haut –

Le président jouit d’un rôle discrétionnaire  dans la politique étrangère. Il accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers (article 14). Il négocie et ratifie les traités et accords internationaux (article 52). Il est chef des armées (Article 15) et dispose, avec le gouvernement, du droit de commander à la force armée (article 20). […] Il décide en dernier recours, d’utiliser la force nucléaire.

Le chef de l’Etat a le droit, dans les périodes particulières, de disposer de pouvoirs exceptionnels, de passer outre le parlement (article 16), de mettre en place des tribunaux d’exception et de disposer à sa guise des forces de police et militaires.[…] Si le parlement doit autoriser certains traités internationaux (article 53) et la déclaration de guerre (article 35), le chef de l’Etat décide de la soumission de ces décisions au parlement.

L’Assemblée nationale et le Sénat ne peuvent maîtriser l’ordre du jour des questions au gouvernement qu’une fois par mois (article 48). Les députés ne peuvent pas déposer d’amendement qui réduit les recettes (articles 34 et 37). Ils ne peuvent influer sur l’augmentation du salaire présidentiel. Si le gouvernement pense que le parlement prend trop de temps pour discuter d’une loi, il peut demander à voter la loi en ensemble et non article par article, procédure dénommée le “vote bloqué” (article 44.3). Le parlement en devient une chambre d’enregistrement. Il n’a aucun contrepoids véritable, agit sans contrôle et n’es pas responsabilisé devant le peuple souverain.

La Vème République développe des principes contraires à l’esprit du principe de séparation des pouvoirs, notamment à cause de la concentration des pouvoirs présidentiels. La france demeure de fait une monarchie présidentielle contraire à l’esprit démocratique des Lumières et des droits de l’Homme.”

A la lecture de cet article, il ne me reste qu’une chose à vous dire : Vite la VIème République !



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *